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L’école sénégalaise : un scandale permanent

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L’école sénégalaise : un scandale permanent

Personne n’en parle, mais la réalité est horrible, dramatique, désespérée. Pendant que nos médias nous inondent de faits divers politiques et d’autres insanités de ce genre, l’école sénégalaise est dans une situation tragique. Les syndicats, les parents d’élèves, les association de consommateurs conspirent avec l’Etat dans un silence criminel qui a parié de faire de nos enfants de futurs loosers. Pendant que l’Etat du Sénégal dilapide de l’argent dans la construction d’infrastructures de prestige dont la seule plus-value est l’enrichissement de proches et la mégalomanie, les enfants de la république sont entassés à plus de 80 par classe en sixième. Comment peut-on orienter 350 élèves en sixième dans une école qui n’a même pas 12 classes physiques ? Thiès, Kaolack, Fatick, bref, dans toutes les grandes villes les élèves sont en sur-surnombre. Imaginons ce qui se passe dans les contrées reculées du pays.

Même le second cycle n’est pas épargné : 65 élèves en classe de Terminale ! C’est quoi ce massacre ? Quel enseignement, quelle évaluation, quelle éducation civique, quelle discipline pour autant d’élèves dans une classe ? L’Unesco qui nous tympanise et nous agace avec son loufoque programme d’éducation à la sexualité devrait exiger de l’Etat du Sénégal d’assurer le droit à l’éducation. Car ce qui est en train de se faire n’est ni plus ni moins qu’une exploitation de toute une génération au profit des adultes.

On reproche aux maîtres corniques de faire des talibés des machines à sous, mais le gouvernement fait pire. Pour le prestige d’un homme, pour le bien-être des Dakarois, on mutile l’éducation de nos enfants. Les milliards qui devraient légitimement aller dans la construction d’infrastructures scolaires servent à entretenir un personnel politique ou à construire des édifices dont l’urgence et même l’utilité sont sujette à polémique. Le gouvernement fait pire que les maîtres coraniques : il fait de nos enfants des bêtes de somme, des esclaves pour le confort des adultes. Et nous osons espérer un quelconque salut dans ce pays ! Nous risquons d’aller massivement en enfer à cause de ce mauvais traitement que nous infligeons à ces trésors que Dieu nous a confiés. Quelle calamité cette étourderie collective !