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Coalitions politiques et électorales : Quand le virus de l’ego détruit l’harmonie et l’entente

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Yeewi Askan wi ou plutôt libérer le peuple des mailles de la souffrance exercée par l’actuel régime est une bonne initiative dans le principe mais un jeu cynique et insincère dans le fond par lequel chaque acteur cherche intelligemment à berner l’autre pour occuper la dernière marche qui mène vers le fauteuil présidentiel. Ainsi, chaque leader politique viendra, non pour cogiter et travailler sur les voies et moyens de dénouer la corde des souffrances attachées au cou du peuple mais plutôt de s’appuyer sur le principe de Yeewi Askan wi pour prêcher le faux, chercher avec ruse à se faire porter devant pour mieux vendre son image, sa formation politique auprès du peuple tout en espérant que celui-ci puisse être influencé par cette campagne médiatique dont bénéficiera le dirigeant d’une telle coalition. C’est là où l’égocentrisme prend le dessus sur le patriotisme. Ainsi, le choc des égos, la bataille autour du leadership, tuent cette belle initiative de vouloir secourir et libérer le peuple, laissant à la place une bande d’égoïstes aux calculs cyniques qui se querellent alors que le gâteau est loin d’être servi. Pour certains, leur belle expérience électorale aux dernières présidentielles devraient logiquement leur conférer le titre honorable de ”coordonnateur” de la coalition à laquelle ils appartiennent. D’autres, malgré leur inexpérience électorale pense qu’ils ont assez fait pour le peuple et croient fermement qu’ils ont une place de choix dans le cœur de ce peuple à tel point qu’ils ne devraient se ranger derrière personne. Donat Dufour n’avait il pas raison alors de dire ‘‘qu’il y a tant d’égoïsme dans le cœur des hommes, tant d’intérêts personnels chez eux, que les belles initiatives viennent s’y briser comme les lames de la mer sur un rocher inébranlable’‘. Ainsi, le peuple qui était supposé être libéré et affranchi des chaînes de la souffrance et des exactions liées à la vie chère exercées par le régime, se retrouve de nouveau et comme d’habitude seul à prendre son mal en patience. Entre le marteau d’un régime qui l’accable de souffrances et l’enclume d’une bande d’opposants égoïstes, le peuple est loin de voir son calvaire prendre fin.

 Modou Aissa Seye, Professeur d’anglais.