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Retrait des agents de l’Etat de la liste des postulants à l’ENA: le cri de cœur d’un candidat retiré

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Retrait des agents de l’Etat de la liste des postulants à l’ENA: le cri de cœur d’un candidat retiré

Tel un coup de tonnerre dans un ciel serein, la décision SG avait surpris plus d’un. En effet, pour la première fois, un arrêté venait greffer aux conditions d’entrée à l’ENA, une condition supplémentaire : celle de ne pas être agent de l’Etat.

L’illégalité de cette décision et l’excès de pouvoir dont a fait montre son auteur ou son commanditaire sont manifestes et expriment manifestement le caractère de l’homme qui n’est personne d’autre que le Directeur de l’ENA.

Rappelons que le DG de l’ENA est un anti conformiste qui fait toujours parler de lui. Au moment où ces lignes sont écrites, il y a une ex femme gendarme qui avait réussi le concours professionnel de l’ENA option diplomatie qui n’est toujours pas affectée, pourtant ayant déjà subi la formation.

S’il en est ainsi, c’est parce que DG avait refusé d’accueillir la fille à l’ENA pour des raisons de tracasseries administratives. Mais, puisque son refus n’était pas fondé, les oreilles lui ont été tirées avant qu’il ne revienne sur sa position. Il avait cependant déjà appelé le premier sur la liste d’attente pour remplacer la fille.

Il y a également un ancien postier qui avait réussi et qui a fait deux ans, après la formation, pour être affecté. C’est pour vous dire que DG pense pouvoir faire tout ce qu’il veut de l’ENA. On s’abstient de parler de son caractère hautain et hors-la-loi, d’ailleurs il en a fait expression lors de la parution de la décision du juge des référés qui suspendait l’arrêté, DG avait refusé de manière péremptoire d’exécuter ladite décision arguant qu’il n’en était pas informé.

Par ailleurs, il faut saluer la décision historique du juge qui n’a fait qu’appliquer la loi, en attendant l’arrêt du juge du fond. Il faut rappeler que les conditions d’entrée à l’ENA sont fixées par l’article 42 du décret de 2011 relatif à l’ENA.

L’arrêté du SG, en créant une condition supplémentaire, a été pris en violation de la loi. De même, l’argument bancal que l’administration veut faire gober qui a trait à l’inégalité de chance, les agents de l’Etat ont plus de chances que les simples étudiants, n’est pas fondé. Combien de maitrisards ou doctorants a-t-on vu faire un concours avec le niveau BAC? Si l’administration veut changer les conditions, qu’elle modifie d’abord son décret.

De même, le décret dit que l’arrêté portant liste des candidats doit être publié 15 jours avant le début des épreuves. Or, les arrêtés attaqués ont été publiés 2 jours avant le début des épreuves. De telles violations de la loi et d’excès de pouvoir n’honorent pas l’administration sénégalaise qui doit songer à mettre les hommes qu’il faut à leur place.