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SERIGNE MAHI NIASS: L’Esprit de la Doctrine du «Khadimoul Ummati» ! (Par Mamadou Mouth BANE)

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SERIGNE MAHI NIASS: L’Esprit de la Doctrine du «Khadimoul Ummati» ! (Par Mamadou Mouth BANE)

Il se dit «Khadimoul Ummati» : le serviteur de la Nation. En d’autres termes, le Khalif de Médina Baye se considère comme le serviteur de l’Islam, des Musulmans, de la Communauté musulmane. Et par extension, il est également au service de l’Homme, de l’Humanité, mais plus particulièrement, de son pays  le Sénégal, des Sénégalais dans leur ensemble, de la Nation tout court.

Serigne Mahi NIASS a fait bouger les lignes avec son discours tenu à Dakar. A travers sa déclaration, un nouveau modèle de Guide religieux est apparu sous nos cieux. Celui qui s’assume, qui tient un discours de vérité aux citoyens, aux dirigeants et à la classe politique, avec égard, considération et respect.

Nous avons entendu un discours patriotique qui irrigue notre cœur, notre esprit et nous interpelle tous, face à nos responsabilités en tant que citoyen sénégalais. Un discours de rupture d’avec le passé, l’habituel et le déjà entendu !

La rupture ! Voilà ce que nous apercevons à chaque fois que le Khalifa Général de Médina Baye Serigne Mahi NIASS prend la parole en public. Sa démarche innovante, son approche nouvelle dans la structuration de sa pensée citoyenne et sa pédagogie religieuse, font le charme de ce guide au profil nouveau.

Son discours engagé au service de sa Communauté, de son pays, son appel à l’Unité, au Travail, ses invitations constamment adressées à la jeunesse, ressuscitent la pensée de son père El Hadji Ibrahima NIASS Baye, et rappellent les positions courageuses d’El Hadji Abdoul Aziz SY Dabakh face à l’élite politique sénégalaise.

Les propos de Dabakh adressés aux députés et à la classe politiques lors de la levée du corps de Me Lamine GUEYE font toujours échos. Ce fut la même tonalité lorsqu’El Hadji Ibrahima NIASS s’adressait à Léopold Sédar Senghor, à Mamadou Dia ou à Abdou DIOUF alors Gouverneur de Kaolack.

La pertinence de son discours a fortement séduit, un disciple mouride du nom d’Abdoul Ahad MBODJI qui, très souvent, partage, les sorties de Mahi NIASS, en mettant l’accent sur certains passages, qu’il trouve particulièrement, convaincants.

A l’instar, d’Abdoul Ahad MBODJI, les Sénégalais dans leur ensemble, l’élite politique, et plus particulièrement, la Jeunesse, doivent s’approprier cette doctrine du Khalif Général de Médina BAYE.

«L’APPEL DE DAKAR»

«L’Appel de Dakar» du Khalif Mahi NIASS a retenti jusqu’aux delà des frontières sénégalaises.
De par sa clairvoyance, la dose de vérité dans son argumentaire et l’engagement qui suintent dans ses mots, font que son discours se démarque de l’habituel.

«Khadimoul Ummati», s’adresse directement à deux couches importantes de la nation sénégalaise : la Jeunesse et la classe politique.

Quelle est la responsabilité de la Jeunesse dans la marche de Sénégal ?

Quelle est la responsabilité de la classe politique dans l’avenir de Sénégal ?

Quelle la grande Mission de la Jeunesse et de l’élite politique, dans le devenir du Sénégal ?

La Jeunesse et les Politiques se sont-ils acquittés convenablement de leur mission dans la marche de leur pays ?

Souvent dans ses discours, le Khalif répond à toutes les questions qu’il  adresse à la jeunesse et aux acteurs politiques. Il a insisté à dire que le président de la République n’est pas plus responsable, qu’un jeune sénégalais qui aspire à servir son pays. L’essentiel, c’est d’être conscient de ses responsabilités, de les assumer et de se battre pour participer à l’œuvre de construction nationale.  Certes, le Chef de l’Etat a plus de charges que le coiffeur, mais il n’est pas plus responsable que ce dernier.  C’est pareil pour le vendeur de cacahuète, le marchand ambulant, le mécanicien, le réparateur de téléphone, le paysan, l’enseignant, le journaliste, le fonctionnaire etc. L’essentiel, c’est de libérer les énergies pour être productif et d’œuvrer pour son bien personnel et pour le bien de toute la Nation.

Un citoyen non productif devient une charge pour sa famille et pour toute la société. Chaque citoyen doit investir toute son intelligence pour satisfaire ses besoins personnels s’il veut être utile à la société. Mais il revient à l’Etat de créer les conditions pour que le citoyen puisse investir son intelligence afin de participer à l’effort de développement. Les matières premières pour qu’une intelligence puisse s’épanouir, c’est la stabilité et la sécurité sans lesquelles, la productivité n’est nullement possible. Donc accordons à dire en haute voix,  que la paix est la sève nourricière de la productivité, du développement et de l’émergence économique et sociale. Le contraire nous y éloigne.

Par ailleurs, on ne doit pas tout attendre de l’Etat. Puisque, c’est le citoyen qui doit servir, faire vivre, alimenter et nourrir son Etat et non le contraire. Chaque sénégalais doit comprendre qu’il n’y a aucune frontière possible où un brin cheveux puisse passer, entre l’Etat et lui. Et, l’existence de l’Etat est confondue dans son être. En d’autres termes, l’effondrement de l’Etat entraine son affaiblissement en mots plus généreux. Comprenons-le ainsi !

Toutefois, le citoyen n’aura la volonté de servir son Etat avec dévouement et de manière désintéressée, que lorsque, les dirigeants donneront le bel exemple. C’est au Président de la République d’indiquer le bon chemin en ayant un comportement exemplaire et irréprochable dans sa gouvernance.  Il doit servir d’exemple à la Jeunesse pour insuffler une dynamique de service national, de don de soi volontariste et de volonté commune de vivre ensemble. Le Khalif de Médina BAYE n’a pas dit moins que cela.

Tout citoyen a une dette vis-à-vis de son pays.  L’éducation, la santé, la sécurité, la paix, la formation, l’emploi garantis par l’Etat deviennent une dette à laquelle, chaque citoyen devra s’acquitter un  jour. Le cadre de vie stable et sécurisé assuré par l’Etat, est le premier élément qui procure un espace épanoui au citoyen. Cela a un prix. Et, il devient alors, une obligation pour chaque sénégalais de s’investir pour être utile à son pays afin de contribuer aux efforts de développement et d’éradiquer la pauvreté.

Si la population sénégalais, fait 16 millions d’habitants, l’ensemble des dirigeants et de la classe politique, opposants y compris, ne font pas 01 millions. Par conséquent, ce n’est qu’avec la bonne volonté commune des 15 millions restant, de tirer ensemble vers la même direction, que les objectifs de développement seront atteints.

Lorsque, moins d’un million de sénégalais, commande les 15 millions autres citoyens, sans qu’un changement véritable ne soit opéré depuis 1960, c’est parce qu’il y a une absence réelle d’une véritable dynamique d’aller ensemble vers la même direction et d’un mépris des objectifs  fixés par la classe dirigeante.

Nous ne pourrons changer positivement la situation du pays que lorsque les dirigeants (oppositions comme pouvoir), de par leurs actes, monteront un bel exemple de droiture, de probité, d’honnêteté, de patriotisme, de citoyenneté, de don de soi et de travail en service de la communauté. C’est en ce moment que les citoyens s’identifieront à nos dirigeants et les considèreront comme des exemples.

L’adage dit : «qu’un peuple n’a que les dirigeants qu’il mérite», mais également les peuples ne ressemblent qu’à leurs dirigeants. Et, ce n’est que, lorsque les peuples seront vertueux qu’ils auront des dirigeants à leur image. Car, les dirigeants émanent des peuples qu’ils dirigent. Alors, efforçons nous à devenir un peuple vertueux et juste, si nous aspirons réellement à avoir des dirigeants qui nous ressemblent et que nous servirons sans rechigner, en ce moment, en eux, reflèteront notre propre image.

Au Sénégal, il semble que le citoyen ignore son devoir vis-à-vis de lui-même mais aussi de son pays. Et pourtant, le citoyen est le premier bailleur de l’Etat. Il est son premier partenaire également.

L’Etat est notre dénominateur commun. C’est un patrimoine. C’est la raison pour laquelle, il ne peut pas y avoir de dualité entre l’Etat et le citoyen, encore moins, entre l’Autorité qui incarne cette entité, et ses Administrés. Malheureusement, au Sénégal, l’Etat est le plus illustre des orphelins. L’Etat est seul. Il est traité en parent pauvre. Du seul fait que l’Etat c’est l’autre, aux yeux du commun des sénégalais. Il va falloir alors réconcilier le citoyen avec son Etat en rétablissant les câbles de connexion entre eux.

Souvent, nous entendons la rengaine : «c’est l’Etat qui paie». Ceux qui croyaient que l’Etat c’est Senghor, Diouf, Wade ou Macky ; doivent se rendre compte que l’Etat dépasse les personnes physiques dans le temps. Chaque citoyen est un sous-ensemble, de l’ensemble qu’est l’Etat, quelles que soient son origine et ses orientations.

JEUNESSE, TRAVAIL ET DISCIPLINE

En outre, Serigne Mahi NIASS n’a jamais perdu l’occasion d’insister sur la responsabilité de la jeunesse. Il s’agit de la couche sociale du pays la plus dynamique, la plus alerte, est pleine d’énergie.

La jeunesse est une étape de la vie durant laquelle, on a plus de force, d’intelligence fertile, et plus apte à produire et  à servir son pays. Mais, on a tous remarqué que souvent les jeunes sénégalais ne sont  pas été formatés pour se prendre en charge comme un auto-employeur. La majeure partie des jeunes n’a pas l’esprit d’entreprise. Ils n’entreprennent pas, ils préfèrent être employés.

Prenons juste l’exemple d’un pays arabe comme les Emirats Arabes Unis (EAU) pour se rendre compte du décalage avec le Sénégal. Leur système se démarque de celui de l’Occident dont le modèle de gouvernance politique, que nous avons copié, nous maintient dans le sous-développement depuis toujours, sans compter les conséquences sur la stabilité des régimes politiques en Afrique. Le modèle de démocratie occidentale importé par les Africains n’est pas conforme à notre coutume  ni à notre histoire. Il urge alors aujourd’hui, de repenser notre modèle gouvernance politique, pour le rendre plus conforme à notre culture et à notre histoire.

Au-delà de la politique, la discipline des citoyens aux EAU, le respect qu’ils vouent à leurs Autorités, mais aussi la probité morale  et, l’exemplarité dans la gouvernance économique érigée en modèle dans la gestion des affaires publiques de la part des gouvernants, font de ce pays, une référence à tout point de vue. Il y a 30 ans, les EAU n’étaient pas, ce qu’ils sont devenus aujourd’hui. Mais à force de travailler dans la discipline, l’unité et le respect de l’autorité, les citoyens ont réussi à transformer leur pays pour en faire l’une des meilleures destinations dans le monde. Toutefois, les citoyens ont été aidés à cela par des dirigeants honnêtes, justes, irréprochables dans leur gestion, réfractaires à la corruption et au détournement de deniers publics. C’est tout le sens du discours du Khalif de Médina Baye.

«Khadimoul Ummati» a plaidé pour le retour vers l’agriculture car, on le dit souvent : «la terre ne ment pas». Ce message est également destiné aux dirigeants qui doivent aider la Jeunesse, mais surtout le monde rural, à disposer d’assez de terres arables, d’outils de production, d’eau pour exploiter le sol et booster les productions. C’est l’une des solutions pour éviter l’exode de la jeunesse vers les zones urbaines mais aussi pour lutter contre l’émigration clandestine vers l’Europe.

Le Khalif Serigne Mahi NIASS a rappelé les propos du président Emmanuel Macron disait que : «La solution est dans nos mains». Alors, entre nos mains, nous détenons la solution pour vivre heureux, sans rien attendre de l’Etat. Il suffit juste de savoir comment utiliser son intelligence. Et de la part de nos gouvernants, sont attendus des actes rassurants afin de susciter l’espoir au sein de la jeunesse sénégalaise.
Une jeunesse découragée, démobilisée, désinformée et sans formation est un cancer en métastases dans toute société.

«Dites-moi quelle jeunesse tu as, je te dirai quel pays, tu seras» disait Me Abdoulaye WADE. Quel pays sera alors le Sénégal de demain avec cette jeunesse en proie aux réseaux sociaux et victime avant tout des échecs dans la gouvernance des affaires publiques et surtout de l’absence de politique d’insertion.  Cette même jeunesse est désœuvrée, oisive, attentiste, faute d’esprit d’initiative et d’entreprenariat

C’est pourquoi, elle est prompte à répondre aux appels à la manifestation de rue. Il faut certes dénoncer l’utilisation de la jeunesse comme boucliers humains dans les manifestations par les acteurs politiques. Mais, la meilleure solution, c’est de leur offrir un avenir meilleur.

Il faut aussi assainir l’espace politique en imposant aux acteurs un discours responsable. Pour cela, il faut bannir les écarts de langage, les menaces contre la stabilité, les règlements de compte politique, restaurer la bonne gouvernance économique, judiciaire et politique, et enfin conquérir le pouvoir par des offres programmatiques concrètes.

La classe politique doit avoir une convergence de vue sur tout ce qui peut renforcer la paix et la stabilité du pays. Mais, comme l’a dit le Khalif général Serigne Mahi NIASS : «on ne peut pas aimer le Sénégal et détruire des biens appartenant à des sénégalais ou des biens publics». On ne peut construire un pays dans le désordre ; l’indiscipline et le sabotage.

Le Sénégal a besoin d’une nouvelle citoyenneté inspirée de nos valeurs. Le Guide religieux a, dans son discours, indiqué la direction à suivre. Son message est adressé à chaque sénégalais sans distinction de religion ou de confrérie.

Dans la sous-région Ouest africaine, les menaces sont multiples et diffuses. Les promoteurs du chao, s’infiltrent dans les organisations politiques, religieuses et dans le système économique pour tenter de basculer ce pays dans une impasse. Voilà pourquoi, rien ne sera de trop pour étouffer ces querelles inutiles entre certaines confréries. Ce même effort devrait être déployé pour convaincre la classe politique de la nécessité de cultiver la paix dans ce pays en construction.

Car, pour bâtir un Sénégal nouveau, il faudra que chaque citoyen soit conscient de ses responsabilités. Cela, sera à l’origine d’un changement positif de ce pays. Il est évident que, ce n’est pas un homme seul qui construira un pays, ce sont tous les Sénégalais unis, dans un cœur sain,  qui bâtiront cette Nation.

L’éveil des consciences ne sera une réalité, et le Sénégal ne sera comme Dubaï,  que, lorsque la majorité des sénégalais se rendra compte, que «la solution est entre nos mains». Mieux encore, rien ne sera possible sans la discipline en tout lieu, le travail sans relâche, l’unité et le respect de l’Autorité qui doit être à son tour un homme juste.

Par Mamadou Mouth BANE

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